Logo ACT by Baker Tilly
Projet Étapes de la création Ressources & outils Auto-diagnostic À propos Baker Tilly
Projet Création d'entreprise Reprise d'entreprise
Étapes de la création Étude de marché Business plan Prévisionnel Financement Statut social Forme juridique Formalités juridiques Assurances Développer l'entreprise Les étapes de la création
Formalités juridiques Mutuelle et prévoyance Bail commercial Adhésion à un Ordre professionnel Adhésion médecine du travail Protection du nom commercial Protection du nom de domaine Toutes les formalités
Réseaux sociaux
linkedin facebook youtube instagram
Now, for tomorrow
Logo ACT by Baker Tilly
Baker Tilly Baker Tilly Nous contacter
AccueilActualitésPasser de la micro-entreprise à la société : pourquoi & comment ?

Forme juridique

Passer de la micro-entreprise à la société : pourquoi & comment ?

Publié le : 13 mars 2024

Auteurs

Ludivine Rigollet, Solenne Noël
back link

Si la micro-entreprise présente de nombreux avantages, elle est parfois limitée pour répondre aux ambitions de croissance ou aux besoins de financement. Dans ces cas, une transformation en société peut être pertinente.

  • Mais quelles autres situations peuvent conduire à cette transition ?
  • Et quelles sont, pour ce faire, les étapes essentielles à suivre, les soutiens nécessaires ?

Nos experts vous répondent.

 

Comment fonctionne une micro-entreprise ?

La micro-entreprise est un modèle d’entreprise individuelle qui offre une grande simplicité de gestion et de création. Ce régime est souvent choisi pour tester un marché, un projet ou exercer une activité complémentaire.

  • Avantages et inconvénients de la micro-entreprise

Le micro-entrepreneur bénéficie d’obligations comptables réduites. Il n’a pas à fournir de bilan ou de compte de résultat, n’est pas tenu de faire appel à un expert-comptable, ni d’adhérer à un centre de gestion

Même si la gestion administrative d’une micro-entreprise est simplifiée, la tenue d’un cahier des recettes et des dépenses est indispensable. Cette   démarche permet de garder une vision claire de ses charges et de l’évolution de son chiffre d’affaires.

Bien que la résidence principale du dirigeant soit, à présent, insaisissable, le micro-entrepreneur reste indéfiniment responsable de ses actes professionnels (son patrimoine – hors résidence principale donc – peut être engagé en cas de faillite). La micro-entreprise peut être ainsi plus risquée que la société.

Un forfait de charges, défini par l’administration en fonction de l’activité de l’entreprise, permet de calculer de manière automatique les cotisations sociales dues par l’entreprise. Tant que les recettes annuelles ne dépassent pas certains seuils de chiffre d’affaires, le micro-entrepreneur n’a pas de TVA à collecter ou à payer.

Les frais professionnels et les achats ne sont toutefois pas déductibles pour leur valeur réelle, mais de façon forfaitaire. Si cette situation peut avoir ses avantages pour certaines activités de prestation de services, elle peut être contraignante, voire désavantageuse, lorsque des investissements, l’acquisition d’un local ou le recrutement de personnel s’avèrent nécessaires. 

Dans certains secteurs d’activité, tels que l’artisanat, les seuils – de chiffre d’affaires et de TVA – peuvent être rapidement atteints. La création immédiate d’une société peut permettre de limiter les frais inhérents au passage en société.

 

La structure se développe, quelles décisions ?

L’évolution du chiffre d’affaires de l’entreprise peut nécessiter, de fait, le passage en société. L’augmentation des charges réelles de l’entreprise ou un besoin d’investissement peuvent également conduire l’entrepreneur à engager cette démarche.

Deux choix s’offrent alors à lui : créer une SAS ou une SARL ; deux formes de sociétés à responsabilité limitée (aux apports) et qui peuvent ne comporter qu’un associé (forme unipersonnelle).  Le coût de création de ces structures est assez proche, tout comme les démarches à engager.

En revanche, le coût de fonctionnement et le régime social du dirigeant différent selon la structure :

  • En SARL, en qualité de gérant majoritaire, le dirigeant est travailleur non salarié. Son régime social reste le même qu’en micro-entreprise. Si la couverture sociale est limitée, elle peut être adaptée avec la souscription, pour le dirigeant, d’un contrat dit « Madelin ».
  • La SAS offre au dirigeant un régime d’assimilé salarié. S’il ne prend pas de rémunération, aucune charge sociale n’est due. Dans le cas contraire, les charges sociales sont calculées sur la base d’un statut de cadre. Le dirigeant ne cotise pas à France Travail.

 

Le passage effectif en société

Le passage en société ne peut consister en la simple radiation de la micro-entreprise puis la création d’une structure sous une autre forme juridique.

Plusieurs démarches sont à engager pour effectuer, légalement, ce transfert :

  • Il convient, tout d’abord, de valoriser l’activité de la micro-entreprise : le matériel, le stock, la clientèle, le nom commercial, le droit au bail… ; une évaluation qui requiert l’intervention d’un expert (expert-comptable ou spécialiste de la transmission d’entreprise).
  • Cette valorisation permettra d’effectuer le transfert de l’activité, soit par le biais d’une cession du fonds de commerce, soit via son apport.
  • La cession du fonds de commerce, qui peut être financée par emprunt, permet à l’entrepreneur de disposer de numéraire (le prix de cession), immédiatement disponible. La plus-value réalisée est alors soumise à l’impôt.
  • Dans le cas d’un apport, le montant de la valorisation est apporté au capital de la société. Il n’y a pas de « cash » disponible. La plus-value est, sous réserve de respecter certaines conditions, déclarée en report d’imposition.
  • Les parties prenantes de la micro (salariés et cocontractants éventuels, banque en cas d’emprunt, propriétaire, si présence d’un bail…) doivent être informées de la cession de l’entreprise (pour certaines, leur accord doit être obtenu).
  • Dès que les modalités dudit transfert sont déterminées (valeur, apport ou cession, etc.), la documentation juridique relative à la création de la société (SARL ou SAS) peut être rédigée et les formalités d’immatriculation, effectuées, après dépôt du capital social. Le recours à un avocat spécialisé est indispensable pour garantir la conformité de cette nouvelle structure juridique.
  • Dès que l’immatriculation de l’entreprise est effectuée, le transfert du fonds peut être opéré, via la régularisation d’un acte de cession du fonds de commerce.  Dans le cas d’un apport, c’est une augmentation du capital en nature qui doit être accomplie.
  • La radiation de la micro-entreprise est, à ce moment-là, réalisable. Le compte Urssaf associé à la structure doit également être résilié.

À noter 💡 : ces démarches exigent généralement plusieurs mois. Il est donc important d’anticiper ces délais pour garantir une transition sans impact sur votre activité.

 

Quelles incidences au quotidien ?

Le passage en société implique la tenue obligatoire d’une comptabilité, la mise à disposition d’un bilan, un dépôt des comptes aux greffes, leur approbation… Il entraine plus de formalisme, de rigueur administrative… et de frais récurrents.

 

Conseils d’expert

Quand il s’agit de choisir le statut de son entreprise, un conseil d’ami, bien que précieux, n’est pas toujours suffisant. Aussi, n’hésitez pas à solliciter l’accompagnement de spécialistes.

Nos équipes ACT (accompagnement des créateurs et repreneurs d’entreprise) vous proposent, d’ailleurs, d’évaluer l’intérêt de chaque statut, au regard de votre situation personnelle, de l’activité envisagée et de son potentiel de croissance. Si vous pressentez un développement rapide de votre structure, la création d’une micro-entreprise peut ne pas être adaptée. Elle peut même s’avérer plus coûteuse que la création immédiate d’une société. 

Si vous êtes déjà en micro-entreprise, une rencontre annuelle avec nos équipes peut également vous permettre de faire le bilan de votre situation financière pour acter (ou pas) la nécessité d’un changement de statut. Alors que de nombreuses échéances fiscales et sociales interviennent en fin d’année, octobre et novembre sont les mois idéaux pour nous contacter.

Auteurs

ludivine rigollet

Ludivine Rigollet

Avocat - Oratio Avocats

solenne noel

Solenne Noël

Expert en création et reprise d'entreprise - Responsable animation technique ACT

Partager cet article

Logo Facebook Logo X Logo Linkedin Logo Mail
ACT by Baker Tilly
Toutes les étapes du projet Création d’entreprise Reprise d’entreprise Ressources
Etude de marché Business plan Prévisionnel Evaluation d’entreprise Financement
Statut social Forme juridique Formalités juridiques Assurances Développement de l’entreprise
Angers Le Mans Lorient Nantes Rennes Tours
Now, for tomorrow Flèche vers le haut
Label
Logo Linkedin Logo Facebook Logo Youtube Logo Instagram

Ce site web a été développé dans une démarche d’écoconception.

En savoir plus sur l’écoconception

La société Baker Tilly STREGO SAS qui exerce ses activités sous le nom de Baker Tilly est membre du réseau mondial de Baker Tilly International Ltd, dont les membres sont des entités juridiques distinctes et indépendantes.

Mentions légales • Politique de protection des données • Plan du site

© 2026 Baker Tilly | Tous droits réservés